L’association qui veut faire verdir les toits

Rubrique Divers - Publié le 25.04.2018

Source: L'illustré - Née en 2017 à Genève, l’association TERRASSES SANS FRONTIÈRES promeut la végétalisation des toits plats, pour économiser l’énergie et lutter contre la pollution.

A l’origine, trois jeunes femmes: Nathalie Neukomm, Léonore Bähler et Diane Henny. Venues d’horizons divers, études commerciales pour les premières, psychologie pour la troisième, elles se rencontrent autour d’une sensibilité au développement durable et d’une envie de faire bouger les choses. En mieux! Et elles, elles bougent. Se forment à la permaculture, aux sciences de l’environnement, jettent les bases de Terrasses sans frontières, décrochent une deuxième place au concours genevois Iddea 2016, qui encourage les projets de développement durable.


En février 2017, Terrasses sans frontières est opérationnelle. L’association propose des ateliers de permaculture, agroécologie et alimentation saine, et promeut surtout la végétalisation des toits – de l’Arc lémanique d’abord –, mettant en lien clients et partenaires, développant un réseau de gens spécialisés dans la toiture végétalisée et acquis aux valeurs chères à l’association: pas de matériaux industriels, priorité au recyclé, aux plantes locales, à ce qui favorise la faune, la flore et la qualité de vie des citadins.

L’exemple bâlois - Bâle compte 30% de toitures vertes. Une loi impose de végétaliser tout nouveau toit et toute rénovation. Avec un soutien financier.


Rejoint par Marie Lance, géomaticienne, technicienne paysagiste, avec un certificat en environnement naturel, et Hervé Prouvoyeur, sorti du monde de la finance pour se former à l’environnement, le comité s’étoffe. L’association concrétise deux projets: un carré de prairie sèche sur le toit de l’Uni Dufour, qui apporte fraîcheur et nourriture à une ruche installée par l’association de sauvegarde des abeilles BeeOtop, et 100 m2 de prairie sur le toit d’une entreprise de Vésenaz (GE), incluant des plantes locales fournies par le jardin alpin de Meyrin. Dopant l’isolation, doublant la durée de vie du toit, captant les particules fines, contribuant à la vie de la faune, de la flore et… de l’humain, la végétalisation pour un toit plat (jusqu’à 30 degrés de pente) est accessible dès 150 fr. le mètre carré. Pas trop chère, la vie!


Texte: Mireille Monnier

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