La municipale qui course les déchets

Rubrique Loisirs & tourisme - Publié le 30.05.2018

Source: L'illustré - Pour nous sensibiliser au problème du «littering», la conseillère municipale lausannoise NATACHA LITZISTORF nous invite à courser les déchets lors du premier «plogging» de Suisse, le samedi 2 juin.

Plogging? Derrière ce néologisme, né de la contraction de plocka upp («ramasser» en suédois) et de jogging, se cache une nouvelle pratique, apparue en Suède il y a environ deux ans. Il s’agit de courir en ramassant, dans la foulée et dans un sac-poubelle, les détritus qui parsèment le parcours.

Idéal pour éveiller les «ploggeurs », aussi bien que ceux qui les voient faire, au problème du littering, lequel coûte annuellement à la Suisse la bagatelle de 200 millions de francs en frais de nettoyage, le concept avait tout pour séduire Natacha Litzistorf. Au discours paternaliste et à la sanction, la municipale de l’environnement a en effet toujours préféré la sensibilisation et la motivation. Et les quinze ans qu’elle a passés à la tête de l’association Equiterre, axée sur le développement durable et la promotion de la santé, l’aident à apprécier le savoir-faire des Scandinaves en matière d’approches multisectorielles. Marier activité sportive et protection de la nature, un corps sain dans un environnement sain, le pari est gagnant-gagnant!

Mais il coûte de l’huile de coude. Ou plutôt de l’huile de genou. Squats, accélérations, changements de rythme, s’arrêter, se baisser, ramasser… Même pour ceux qui le feront en marchant, le parcours de Mon-Repos au stade de Coubertin sera sportif. Tout le monde méritera sa photo à l’arrivée, avec le sac-poubelle rempli et son poids de déchets affiché.

J’y vais! - Pas besoin de s’inscrire! Rendez-vous le 2 juin dès 9 heures, devant la villa Mon-Repos.
www.lausanne.ch/plogging


Natacha Litzistorf sera-t-elle sur la ligne de départ au parc de Mon-Repos le 2 juin? En chair, en os et en sac-poubelle avec les mains gantées de caoutchouc, ce n’est pas sûr encore. Mais de tout coeur, oui! Car son enfance de sauvageonne dans la vallée de l’Intyamon, en Gruyère, auprès de sa grand-mère, nourrit encore les valeurs de l’élue verte. Les arbres, où elle adorait – et aime toujours – grimper, la nature, l’environnement, elle y croit, elle les a dans les tripes, c’est pour eux qu’elle s’engage.


Texte :  Mireille Monnier

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