Le bonheur est dans le pré... et sur le web

Rubrique Divers - Publié le 19.11.2018

Source: L'illustré - Mi-août, la première plateforme suisse de CROWDFUNDING spécialisée dans les projets agricoles et alimentaires a été mise en ligne. Rencontre avec Nicolas Oppliger, son créateur.

Il aura fallu une vingtaine d’années émaillées de quelques scandales sanitaires comme la vache folle ou les lasagnes au cheval pour que les consommateurs, en Suisse et ailleurs, se rendent compte que, pour reprendre un fameux slogan de Jean-Pierre Coffe, on leur faisait parfois manger de la m…


Cette prise de conscience, à l’origine du succès actuel des marchés à la ferme, paniers de légumes sur abonnement et épiceries bios ou en vrac, est également ce qui a poussé Nicolas Oppliger, un fils d’agriculteurs originaire de la vallée de La Sagne, dans le canton de Neuchâtel, à créer la plateforme de crowdfunding Yes We Farm. Le but? Aider des agriculteurs à recueillir, par le biais du financement participatif, des fonds (entre 5000 et 60 000 francs) leur permettant de créer une microstructure de production ou de vente. «Mon objectif, en créant cette plateforme spécialisée, est de parvenir à un taux de réussite des opérations de financement supérieur à celui d’une plateforme généraliste comme Wemakeit, qui plafonne à 60%», précise Nicolas.


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Trois mois après sa création, la plateforme de Nicolas affiche un taux de réussite de 100%, mais qui ne correspond qu’à la concrétisation de deux projets: une cabane pour la vente directe à la ferme à Pailly (VD) et une épicerie coopérative en vrac dans le Val-de-Travers. Mais ce qui est encourageant pour Nicolas Oppliger, c’est que l’essentiel du financement de ces deux projets à hauteur de 11 000 et de 45 000 francs est venu des gens de la région: «Avec une plateforme dédiée comme Yes We Farm, non seulement vous récoltez des fonds pour créer une structure utile à la communauté, mais vous sensibilisez également de futurs clients.» Prochain projet déjà en ligne: un camion itinérant et un marché à la ferme au Jura. Et dans les cartons de Nicolas, la création d’un poulailler bio et d’un four à pain pour un agriculteur vaudois, ainsi que le projet d’un vigneron bio voulant créer sa propre cave.


Texte : François Busson
Photo : ©François Busson

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