La start-up qui réduit le gaspi alimentaire

Rubrique Alimentation - Publié le 31.10.2018

Source: L'illustré - Naomi MacKenzie et Anastasia Hofmann ont réalisé l’ampleur du gaspillage alimentaire dans la restauration durant leurs études à l’Ecole hôtelière de Lausanne. Elles ont pris le pari de le réduire en créant KITRO.

La brune est américano-suisse, la blonde, née à Bâle, a grandi en Thurgovie. Devenues amies à Miami, lors d’un stage lié à leur formation à l’Ecole hôtelière de Lausanne qu’elles ont terminée en été 2016, les deux jeunes femmes gagnent ensemble, fin 2015, le concours de «Durabilité dans les cuisines de restaurants» organisé par l’école, grâce à un projet visant à diminuer le gaspillage alimentaire. Et c’est toujours ensemble qu’elles peaufinent ce projet jusqu’au lancement de leur start-up, Kitro, en novembre 2017 à Lausanne.


Le point fort de Kitro? L’automatisation! Jusqu’à l’arrivée de la start-up, toutes les démarches entreprises pour limiter le coulage d’aliments impliquaient en effet une intervention manuelle – gourmande en main d’oeuvre et en temps. Naomi et Anastasia expliquent avoir simplement pioché dans les technologies existantes. Des balances installées sous les poubelles pour peser les déchets, des caméras qui photographient tout ce qui revient dans les assiettes ou est jeté à la poubelle, un logiciel qui associe ces deux sources d’information et met en évidence la part et le coût du gaspillage. Reste alors à interpréter ces données, avec ou sans l’aide de Kitro, de manière à pouvoir générer des mesures adéquates.


Pour en savoir plus
Kitro est sur Facebook, sur Instagram
et sur le web: www.kitro.ch


Aujourd’hui la start-up, hébergée à Zurich dans des locaux de l’Ecole polytechnique fédérale (ETH), réunit six personnes, dont trois au bénéfice d’une formation technologique, et a géré douze projets pilotes dans toute la Suisse, notamment avec la chaîne de hamburgers Holy Cow, les restaurants Coop et le SV Group, qui dessert les cantines de l’EPFL et l’ETH. Nourrie par ses expériences, elle prépare la quatrième version de son hardware puis, pour l’an prochain, celle de son software.


Le système actuel permet de réduire de 40% en moyenne le gaspillage alimentaire dans les restaurants et cantines, une  performance que l’on peut déjà saluer, mais qui pourrait encore être améliorée: selon les deux jeunes entrepreneuses, l’objectif d’une réduction de 60% ne tient pas de l’utopie!


Texte: Mireille Monnier

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